Article rédigé par Edda Charon

Nous avons forcément besoin de passer par cette étape pour soulager quelques maux de notre corps à un moment de notre vie. Effectuer des exercices simples, mais significatifs. Recevoir des ondes de choc ou des massages ciblés de la part de professionnel·le·s de la santé. Vous l’avez compris, nous allons parler de la kinésithérapie.
SON HISTOIRE
Étymologiquement, le mot kinésithérapie vient du grec « kinêsis » qui signifie mouvement. Aussi, il n’est donc pas très étonnant qu’on retrouve les toutes premières traces des bases de la kinésithérapie à l’époque de la Grèce et de la Rome antique – notamment au Vè siècle avant J.-C., à Thrace – où il était pratiqué quelques massages pour la (re)mise en forme et la préparation des jeux du stade. Selon Hérodicos – un célèbre précurseur du futur métier tel qu’on le connaît aujourd’hui –, qui officiait alors à Thrace, « un massage optimal s’alterne de pressions fortes et de mouvements retenus».
Par la suite, elle apparaît durant la Renaissance avec Ambroise Paré – chirurgien anatomiste français –, puis Boisregard – médecin et homme de lettres français –, qui publient des ouvrages en faveur de la gymnastique et des exercices physiques. Cependant, c’est un peu plus tard, en 1847, qu’émerge le terme « kinésithérapie » dans le livre du Docteur Georgii : Kinésithérapie ou traitement des maladies par le mouvement selon la méthode de Ling et Branling. En 1942, un décret met en place le diplôme d’État de moniteur de gymnastique médicale. Et c’est le 30 avril 1946 qu’est créé le diplôme de masseureuse-kinésithérapeute qui réunit les deux aspects.
Pour la récente information, en 2015, les années pour obtenir le diplôme de masseur-kinésithérapeute est passé de trois à quatre ans (sans compter l’année de sélection précédente), soit un diplôme ayant une valeur de BAC+5.
LES DIFFÉRENTES MÉTHODES
Bien entendu, avant le début de la prise de rendez-vous, læ kinésithérapeute questionne saon futur·e patient·e sur les maux qui l’obligent à prendre rendez-vous. Et pour que læ professionnel·le de la santé puisse effectuer des exercices optimaux, il est très souvent inévitable d’avoir préalablement reçu un diagnostic d’un·e médecin généraliste à partir des résultats d’une radio ou d’une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique). Læ kinésithérapeute peut aussi être amené·e à effectuer des palpations ou un encore un bilan musculaire afin d’évaluer au mieux les exercices et les étirements nécessaires pour la bonne guérison de saon patient·e.
Ainsi, iel peut :
- effectuer de la rééducation via des mobilisations actives ou passives, du renforcement musculaire ou encore via la proprioception (Sensibilité nerveuse propre aux muscles, articulations, os, ligaments) ;
- effectuer de l’électrothérapie, des massages adaptés ;
- préconiser des exercices sans ou avec des machines (vélo, tapis de course…) ou encore des objets (poids, élastique, bâton, ballon, tapis en mousse…) ;
- utiliser des machines à ondes de choc, à ionisation, à ultrason…
Aussi, il existe trois types d’exercices :
- L’exercice actif consiste à contracter un muscle ou à bouger une articulation sans aide. Les personnes doivent pouvoir bouger leurs membres par elles-mêmes.
- L’exercice actif aidé est destiné aux personnes qui peuvent contracter leur muscle ou faire bouger leur articulation, mais ressentent des douleurs. Là, læ kinésithérapeute les assiste en utilisant ses mains, des bandes ou encore d’autres équipements.
- L’exercice passif est préconisé lorsque la personne ne peut pas participer activement à l’exercice. De là, aucun effort ne lui est demandé et læ kinésathérapeute l’aide à bouger ses membres afin de lui éviter les contractures (raideur permanente des muscles résultant d’un manque de mouvements).
Dans le cas de l’exercice aidé et l’exercice passif, bien que l’inconfort soit inévitable, les actions sont réalisées avec une certaine précaution pour éviter toute douleur résiduelle (Edda : on peut pas dire que les ondes de choc sur le talon soient inconfortables. Ça fait juste mal !). Le Manuel MSD liste et explique plus en détail d’autres exercices effectués en présence d’un·e kinésithérapeuthe.
Il peut être intéressant de noter qu’au Québec, læ kinésithérapeute n’utiliserait pas de machines ou d’outils lors des séances.
COMMENT DEVENIR KINÉSITHÉRAPEUTE ?
Comme cité précédemment, en France, le temps d’études est égal à un BAC+5 (soit 5 années supplémentaires après le BAC). Après le BAC, il faut soit passer une première année de premier cycle des études de médecine, soit passer un concours à la fin d’une année de formation préparatoire. Enfin, s’ensuivent quatre années d’études en Institut de Formation de Masso-Kinésithérapie.
Puisque nous avons parlé du Québec plus haut, sachez que pour obtenir ce diplôme dans cette province, il faut passer une formation de dix mois de massothérapeute, puis une formation de kinésithérapie de 300 à 700 heures selon l’établissement.
L’UTILITÉ DE LA KINÉSITHÉRAPIE DANS LA LITTÉRATURE
Que l’on soit jeune lycéen·ne ou personne active ou âgée, une prise de rendez-vous devient toujours nécessaire à un moment de notre vie. Il peut être nécessaire pour n’importe quel personnage de notre roman, qu’il soit principal ou secondaire. Après tout, le personnage ne serait-il pas cheaté s’il ne subissait aucune séquelle suite à un accident ainsi qu’à un séjour à l’hôpital ? Les personnages, bien qu’ils soient fictifs, ont tout aussi intérêt à prendre soin de leur squelette et de leurs muscles que nous.
Mais alors, qu’est-ce que peuvent apporter les séances de kinésithérapie dans un roman ? Bien que cela ne soit pas un sujet tabou, il n’est jamais abordé dans n’importe quel roman. Cela pourrait pourtant être intéressant de, non seulement présenter cedit passage de la vie du personnage – notamment pour sa psychée – mais aussi pour faire la connaissance de personnages qui rencontrent d’autres difficultés et qui doivent également « se battre » pour souffrir de leur corps le moins possible.

LES SOURCES
✺ « Historique » [En ligne] Historique de la Masso-Kinésithérapie – IFRES Alençon (ifres-alencon.com) [Consulté le 20 décembre 2022]
✺ « La Minute Histoire de la Kinésithérapie », le 20 juillet 2022 [En ligne] La minute Histoire de la Kinésithérapie – Page 23 sur 29 – Kiné Formations (kine-formations.com) [Consulté le 20 décembre 2022]
✺ Salvador E. Portugal, « Kinésithérapie », août 2021 [En ligne] Kinésithérapie – Fondamentaux – Manuels MSD pour le grand public (msdmanuals.com) [Consulté le 20 décembre 2022]
✺ Marion Spée, « Kinésithérapie », juillet 2016 [En ligne] Kinésithérapeute : quand faut-il le consulter ? (passeportsante.net) [Consulté le 20 décembre 2022]
✺ « Masseur/euse-kinésithérapeute » [En ligne] masseur / masseuse-kinésithérapeute – Onisep [Consulté le 20 décembre 2022]

Interviews d’un masseur-kinésithérapeute et d’un ancien masseur-kinésithérapeute

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