Interview de Pierre Goulet, ostéopathie au Pôle Bien-Être de Saint-Lô (50) :

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je me présente, Pierre, la trentaine passée, diplômé infirmier en 2011 et diplômé ostéopathe en 2022. 

Peux-tu nous en dire plus sur ta pratique ?
Que dire de ma pratique… C’est une discipline manuelle avant tout, qui vise à faire changer l’état du tissu conjonctif (tissu présent dans de nombreuses structures du corps humain, les os, les muscles, les muqueuses, les ligaments, les tendons…). En ostéopathie structurelle, on cherche à lever des lésions ostéopathiques, caractérisées par des points gros, durs et sensibles quand on y touche. On va chercher à faire changer l’état de sa structure par le biais de manipulations, stimulations.

Comment as-tu connu cette pratique et quel a été ton parcours pour la pratiquer ?
J’ai connu cette pratique dans un cadre personnel, un traumatisme au niveau de l’épaule suite à une chute de ski. J’ai testé et comme je réfléchissais tranquillement à une possible évolution professionnelle pour un futur à moyen terme, ça a été un déclic. Je me suis renseigné au niveau de différentes écoles, et j’ai eu la chance d’intégrer Bretagne Ostéopathie, Institut de Formation Supérieure d’Ostéopathie, sur Rennes, qui forme des professionnels de la santé au métier d’ostéopathe. J’ai continué à exercer le métier d’infirmier en parallèle pendant 4 ans pour pouvoir continuer à me former. Une belle aventure humaine, autant avec soi qu’avec les autres. 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ta pratique ?
Ce qui me plaît le plus dans ma pratique c’est la relation avec l’autre, le fait de pouvoir soulager avec ses mains. La communication non verbale et par le toucher c’est quelque chose qui, en tant qu’infirmier, ne m’était pas forcément toujours permis (manque de temps, de moyens). J’apprécie aussi le fait que l’on adapte notre pratique et notre geste au patient qui vient nous consulter. Chaque prise en charge est différente, mes mains restent les mêmes mais mon geste est différent et évolue à chaque patient. L’ostéopathie enseigne aussi une forme d’humilité car elle soulage mais elle a aussi ses limites, on peut résorber totalement une douleur, un trouble ou parfois si c’est pathologique, seulement l’apaiser ou encore parfois ne pas constater d’amélioration. Elle demande une connaissance du corps, des liens physiques mais aussi une connaissance du patient, car d’autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte (psychologique, émotionnel, alimentaire, environnemental). 

Quels types de maux apaises-tu avec ta pratique, quels sont les profils de personnes qui viennent te voir ?
J’apaise les maux physiques avant tout, toutes sortes de douleurs comme la cervicalgie, certains types de migraines, des troubles digestifs, des tendinites et bien plus encore du moment que la structure n’est pas endommagée ou « irréparable ». Aussi des pathologies de la femme enceinte comme les lombalgies et des prises en charge de nourrisson pour des coliques ou encore en postpartum pour un bilan ou pour diminuer certains manques d’acceptation de contraintes (important pour le bon développement de l’enfant, aussi bien dans la marche, pour les dents, pour la digestion, pour l’oralité, etc…)

Personnellement, je ne suis pas encore spécialisé dans un domaine précis, j’accueille tous publics, du nourrisson à la personne âgée, à chaque étape de la vie.

Un dernier mot pour les personnes qui souhaitent découvrir l’ostéopathie ?
L’ostéopathie est une technique manuelle et dépendante aussi du thérapeute que vous consultez. Il y a autant d’ostéopathies que d’ostéopathes.

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