Interview d’Emilie Thoumoux, praticienne Shiatsu à Lyon (69)

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Avec plaisir ! Je vis et exerce à Lyon, ma ville d’adoption, depuis 2020.
J’ai une passion pour la slow life, la simplicité volontaire, la lecture (mes auteurs favoris sont entre autres Alain Damasio, Frank Herbert, J.R.R. Tolkien, Saint-Exupéry), les balades en forêt et l’art du thé.

Côté pro, je suis spécialiste en shiatsu, praticienne en shiatsu sur chaise et coach de vie. Étant moi-même hypersensible et potentiellement HPE, j’aide les neuroatypiques (notamment les hypersensibles, HPE et HPI) à retrouver leur calme face à la charge émotionnelle et à l’accumulation de stress pour éviter l’épuisement.

Peux-tu nous en dire plus sur ta pratique ?
Il y a énormément à dire sur le shiatsu donc je vais essayer d’être succincte et la plus juste possible.

Le shiatsu est une pratique japonaise qui existe depuis le début du XXe siècle. Elle trouve sa source dans le massage anma, un massage traditionnel chinois, et elle a été influencée par les arts martiaux et le monde occidental.

C’est une pratique japonaise basée sur la digipression qui apporte bien-être, relaxation, recentrage et qui aide à soulager des troubles souvent liés au stress chronique et à la surcharge mentale, mais pas que.
Le shiatsu se pratique habillé•e (pour moi comme pour læ receveur·euse) et traditionnellement sur un futon au sol, mais cela peut aussi se pratiquer sur une table de massage. Personnellement, j’aime pratiquer et recevoir sur un futon de massage, c’est très confortable et on lâche prise plus facilement.

La pratique se base sur des pressions avec les doigts, les paumes de main, parfois les coudes et les genoux et pour certains styles de shiatsu (car il y en a plusieurs comme le style Namikoshi, Masunaga, Koho, Sokuatsu, Yin, etc.), avec les pieds.

Je pratique le style Masunaga, du nom de son créateur, Shizuto Masunaga, aussi appelé Zen Shiatsu. Il inclut les pressions le long des méridiens et englobe l’aspect tant physique que psychologique. C’est une pratique douce où l’on ne va jamais dans la douleur et où on cherche à restaurer et à maintenir l’équilibre énergétique du Ki (aussi appelé Qi).

Comment as-tu connu cette pratique et quel a été ton parcours pour la pratiquer ?
C’est venu de fil en aiguille, au cours de ma vie. Jeune, j’avais déjà un bon toucher. Ma mère me demandait souvent de masser ses points douloureux au dos. Elle me guidait sur ses sensations et je la massais intuitivement.
J’ai ensuite mis ça de côté pendant longtemps et c’est revenu des années plus tard, quand j’étais à Angoulême pour travailler en tant que rédactrice web. Je massais intuitivement mes collègues, qui m’en demandaient souvent. Je me suis rendu compte que j’aimais les soulager de leurs maux.

Avec la pandémie, mon projet de voyage à Taïwan est tombé à l’eau et j’ai cherché à me reconvertir. C’est là que j’ai fait des recherches sur les différents types de massages, dont le shiatsu qui s’est vite imposé à moi.

J’ai commencé ma formation certifiée RNCP en septembre 2020 et j’ai été certifiée en octobre 2023. C’était intense (520h au total plus les heures en dehors) en pratique pendant les cours et sur des volontaires ensuite, et en théorie sur le taoïsme et l’énergétique oriental. Je continue toujours à me former pour perfectionner ma pratique et mes connaissances. La voie du shiatsu est fascinante et je n’en suis qu’au commencement.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ta pratique ?
Le bien-être qu’il apporte, et ce, autant pour le receveur·euse (appelé jusha) que pour moi-même. On dit d’ailleurs que c’est une méditation à deux.

C’est un moment d’équilibre, de partage, de bienveillance, d’empathie et de reconnexion à soi et à l’autre.

C’est à la fois un plaisir égoïste et altruiste. C’est aussi un long cheminement qui commence après l’école, un pèlerinage sur la voie du shiatsu. J’aime sentir l’énergie circuler dans les méridiens, sentir que les tensions se libèrent et surtout, voir le visage de la personne transformé et détendu quand elle se redresse.

D’ailleurs, les effets bénéfiques du shiatsu ne s’arrêtent pas qu’à la séance, mais continuent et ruissellent sur les proches du/de la receveur/receveuse. Car, le soin des autres, cela commence d’abord par le soin de soi-même.

Quels types de maux apaises-tu avec ta pratique, quels sont les profils de personnes qui viennent te voir ?
Il y a un large éventail de ce que le shiatsu peut apaiser ou aider à apaiser. Cela peut être des troubles ponctuels ou chroniques.
→ Les troubles physiques et physiologiques tels que : les troubles et douleurs musculo-squelettiques, les troubles de l’appétit, de la digestion, de l’élimination, les sciatiques, maux de tête, etc.
→ Les troubles psychologiques : troubles du sommeil, insomnie, anxiété, angoisse, rumination, irritabilité, etc.

On peut aussi accompagner un/une receveur·euse dans un événement de sa vie : préparation physique et mentale en vue d’une opération, d’un examen, d’un mariage, d’une compétition sportive. On peut par exemple axer une séance sur l’anxiété, la détente globale, l’ouverture de la respiration, etc. Le champ des possibles est vaste, mais le suivi est toujours ciblé.

Un autre aspect intéressant et fascinant du shiatsu est qu’il peut très bien s’inclure dans un suivi thérapeutique, notamment pour un parcours PMA, pour des maladies chroniques, de type fibromyalgie, cancer. Cette synergie thérapeutique implique le corps médical, le patient et le shiatsuki pour permettre un suivi efficace, bienveillant et personnalisé.

Attention, il est important de préciser que le shiatsu ne se substitue pas à la médecine conventionnelle, ni à un suivi médical.
Bien évidemment, si une personne a une grippe ou une jambe cassée ou tout autre problème médical nécessitant l’avis d‘un médecin, ce n’est pas un/une shiatsuki qu’il faut consulter.

Un dernier mot pour les personnes qui souhaitent découvrir le shiatsu ?
Je dirais de ne pas attendre et de ne pas serrer les dents pour aller voir un praticien ou une praticienne en shiatsu car l’idéal, comme dans tout, c’est la prévention.
Cela va paraître galvaudé et rabâché, mais la santé physique ET mentale, c’est d’abord une histoire de reconnexion à soi, à ses émotions et à son corps. C’est ce que permet le shiatsu. Recevoir régulièrement un shiatsu (idéalement 4 fois par an, à l’intersaison par exemple) va donc être un moyen de retrouver son énergie et de se relancer sereinement.

Où me trouver :
→ Sur mon site web : Ma pause Slow
→ Deux fois par mois sur ma Newsletter Ma Pause Slow : https://mapauseslow.substack.com/
→ Sur Instagram @ma_pause_slow (https://www.instagram.com/ma_pause_slow)
LinkedIn : Emilie Thoumoux (https://www.linkedin.com/in/emiliethoumoux/)

Vous pouvez aussi bien sûr réserver une séance de shiatsu à Lyon (https://www.resalib.fr/praticien/78762-emilie-thoumoux-praticien-shiatsu-lyon) via Resalib ou en me contactant en privé sur Instagram, LinkedIn ou par mail : mapauseslow@gmail.com.

Laisser un commentaire