L’HYPERACOUSIE

Article rédigé par Elodie F.

L’hyperacousie est une hypersensibilité aux bruits. Souvent considérée comme un trouble, parfois comme une maladie, cette sensibilité accrue aux sons et aux environnements bruyants est très handicapante dans la vie de tous les jours. Certaines sensibilités peuvent, sur le long terme, mener à une phonophobie, voire une misophonie. Dans cet article, nous allons expliquer ce qu’est ce trouble de l’audition, pourquoi il est de plus en plus fréquent et s’il y a des solutions pour le faire disparaître ou l’atténuer. Et, enfin, comme toujours, nous essayerons de voir si l’hyperacousie est représentée dans la fiction. Plongeons dans les mystères de l’audition… 

L’HYPERACOUSIE EN DÉTAIL

Comme nous l’avons dit en début de cet article, l’hyperacousie est un trouble auditif inconfortable, voire handicapant. J’ai trouvé une définition qui englobe tous les aspects sensoriels et psychosociaux de ce terme dans une étude publiée dans Frontiers in Neurology de 2021,  Prevalence of hyperacusis in the general and special populations: A scoping review (toutes les informations sur cette étude sont en fin d’article).

« L’hyperacousie est définie comme une tolérance réduite aux sons d’intensité moyenne, parfois accompagnée d’une sensibilité douloureuse aux sons environnementaux ordinaires, avec des dimensions perceptuelles, psychologiques et sociales. » (Ralli et al., 2021, cité dans Ren et al., 2021)

D’après La Fondation pour l’Audition, l’hyperacousie est l’un des troubles auditifs les plus fréquents de notre époque. Il est observé que cette sensibilité peut être unilatérale (dans une seule oreille) ou bilatérale (dans les deux oreilles). Pour comprendre exactement comment fonctionne un trouble hyperacousique, la fondation propose une allégorie très intéressante et visuelle. Imaginez votre audition comme une chaîne Hi-Fi. Cette chaîne Hi-Fi n’aurait que deux options : 
→ la première vous permet de n’entendre que les sons faibles ;
→ la seconde, que les sons forts.

En résumé, il n’y a pas d’entre-deux pour les personnes hyperacousiques. C’est une forme de surdité restreint le panel des sons perçus par l’oreille, appelé “champ dynamique”, qui nous permet de capter à la fois les chuchotements et un avion au décollage. Dans le cas de l’hyperacousie, ce champ est dit “pincé”, car la plage sonore est réduite. Les sons sont compressés, déformés et deviennent désagréables. 

Dans l’étude menée par Ren et al. en 2021 sur la prévalence de l’hyperacousie dans les populations générale et spécifiques, il est mentionné les catégories de bruits qui sont peu ou pas supportées par les personnes avec hyperacousie. En voici une liste non exhaustive :
Les bruits soudains et aigus : les cris, les sifflements, la vaisselle qui s’entrechoque, les sons métalliques (ex. : bruits de clés ou de couverts)…
Les bruits environnementaux courants : téléviseurs ou radios, téléphones qui sonnent, bruit des voitures…
Les bruits spécifiques et continus : le tonnerre ou les sons de basse fréquence émis par des appareils (ventilation, machines).
Les sons faibles ou modérés : même des sons considérés comme « normaux » par la majorité des gens peuvent être perçus comme extrêmement désagréables par les personnes hyperacousiques.

Dans certains cas, une hyperacousie peut mener à une phonophobie ou à une misophonie. Qu’est-ce que c’est ?

LA PHONOPHOBIE

La phonophobie est une peur qui est très liée à l’hyperacousie et à la misophonie, mais qui ne doit pas être confondue avec elles. Dans l’étude de Ren et al. (2021), la phonophobie est mentionnée comme une condition distincte, définie par une peur des sons. Ici, on parle plutôt d’une peur irrationnelle ou excessive des sons, souvent associée à des réactions de panique ou d’évitement, même lorsque les sons ne sont ni forts ni dangereux. La personne atteinte va alors s’isoler pour éviter d’être sujette aux bruits ambiants, peu importe leur provenance. 

Contrairement à l’hyperacousie, où les sons sont perçus comme physiquement intolérables, la phonophobie implique une composante psychologique importante, où la peur joue un rôle prédominant. C’est donc un degré d’hyperacousie élevé qui a un impact négatif sur la santé mentale du ou de la patient·e.

QUELLES DIFFÉRENCES AVEC LA MISOPHONIE ?

L’hyperacousie peut également, dans certains cas, mener à une misophonie. Toujours dans l’étude de Ren et al. (2021), la misophonie est décrite comme une sensibilité extrême ou une réaction émotionnelle négative à certains sons spécifiques (par exemple : mastication, tapotement, respiration). Contrairement à l’hyperacousie, qui est une intolérance généralisée aux sons modérés ou forts, la misophonie est davantage centrée sur une aversion pour des sons spécifiques, souvent liés au comportement humain.

Si on regarde les différences entre l’hyperacousie et la misophonie, nous pouvons remarquer que la première est liée à une perception amplifiée des sons en général, souvent ressentis comme inconfortables ou douloureux, tandis que la deuxième implique une réaction émotionnelle intense, comme de l’irritation ou de la colère, même si le son n’est pas intrinsèquement fort ou douloureux.

Bien que la misophonie ne soit pas un trouble auditif au sens strict, elle est souvent regroupée avec l’hyperacousie dans les études, car les deux conditions impliquent une hypersensibilité auditive. Cette confusion peut compliquer l’évaluation précise de la prévalence de l’hyperacousie, car certaines études incluent des patient⋅e⋅s misophones dans leurs échantillons.

QUELS SONT LES SYMPTÔMES ET LES CAUSES DE L’HYPERACOUSIE ?

SYMPTÔMES

Vous l’aurez compris jusqu’ici, l’un des premiers gros symptômes de l’hyperacousie est cette sensibilité, voire intolérance, aux bruits ambiants, à différents degrés selon les personnes. La Fondation pour l’Audition évoque également une fatigue mentale constante et une sensation d’oreille bouchée. Des maux de tête ou des migraines peuvent être détectées en lien avec l’hyperacousie. 

Mais outre ces paramètres, les articles et les études (dont les liens sont en fin d’article) pointent tous vers ces autres symptômes :
Une douleur liée aux sons : certaines formes d’hyperacousie sont spécifiquement associées à la douleur, ce qui est décrit comme une réaction à des sons modérés perçus comme étant beaucoup plus intenses que pour les personnes avec une audition normale. Cette douleur est qualifiée de « pain hyperacusis » en anglais, ou “douleur hyperacousique” en français.
Un inconfort général : l’hyperacousie peut provoquer un inconfort général face à des bruits de fond quotidiens, comme des conversations, le bruit de la circulation ou des bruits ménagers comme la vaisselle ou les appareils électriques.
Des troubles émotionnels et psychologiques : les personnes souffrant d’hyperacousie peuvent éprouver des difficultés émotionnelles comme de l’anxiété, de la frustration, de la fatigue ou même de la dépression, en raison de l’incapacité à tolérer des sons qui devraient être normaux.
Une perturbation de la vie sociale : en raison de leur sensibilité accrue aux bruits, les personnes hyperacousiques peuvent éviter certaines situations sociales ou environnements bruyants, ce qui peut limiter leurs interactions sociales et affecter leur qualité de vie.
Des troubles du sommeil et de la concentration : l’hyperacousie peut également entraîner des troubles du sommeil (difficulté à s’endormir à cause des bruits perçus comme trop forts) et des difficultés de concentration à cause de la gêne occasionnée par le bruit.

L’étude de Ren et al. (2021) souligne que les symptômes de l’hyperacousie sont variés et peuvent affecter profondément la vie quotidienne des personnes atteintes. Ces symptômes comprennent non seulement une hypersensibilité auditive, mais aussi des effets émotionnels et sociaux importants. La gestion de l’hyperacousie nécessite donc une approche multifactorielle.

CAUSES

Si nous pensons assez rapidement aux environnements bruyants et à l’exposition aux bruits comme principaux facteurs de risques, il en existe cependant bien d’autres qui sont moins connus. Selon l’étude de Ren et al. (2021), l’hyperacousie est causée par une combinaison de facteurs biologiques, environnementaux et psychologiques, incluant un gain auditif central accru, une exposition prolongée au bruit et des troubles du traitement auditif chez des populations spécifiques telles que celles souffrant d’acouphènes ou de troubles neurodéveloppementaux.

Voyons ça en détail ! 

LES FACTEURS BIOLOGIQUES

1. Les dysfonctionnements biologiques

    L’hyperacousie peut naître d’un dysfonctionnement biologique. Elle peut être due à un dérèglement du système auditif central lié à un gain auditif central accru, où le cerveau amplifie excessivement les signaux auditifs, ce qui rend les sons perçus trop forts ou inconfortables. Ce mécanisme pourrait être un précurseur de conditions comme les acouphènes. D’après les études réalisées, la réduction de la fonction des mécanismes protecteurs de l’oreille interne, comme le système olivocochléaire médian, pourrait également contribuer à cette hypersensibilité.

    2. Trouble du traitement auditif

    La deuxième cause biologique pourrait être un trouble du traitement auditif. Des études sur les populations présentant des troubles auditifs ont montré qu’une mauvaise régulation des signaux auditifs dans le cerveau pouvait être une cause clé de l’hyperacousie. Cela inclut les personnes souffrant de tinnitus (acouphènes), où la perception des sons externes devient déformée.

    3. Maladies neurologiques

    Certaines maladies neurologiques peuvent aussi rendre les patient·e·s hyperacousiques. Des conditions comme le syndrome de Williams, l’autisme ou des troubles cognitifs spécifiques (comme le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) sont liées à une augmentation de la sensibilité aux sons. Cela peut être dû à des anomalies dans le traitement sensoriel du cerveau, où les signaux auditifs sont mal régulés.

    4. Perte auditive neurosensorielle

    Et, enfin, dernier facteur : la perte auditive, notamment chez les personnes souffrant de perte auditive neurosensorielle (ou surdité de perception : perte auditive causée par un problème dans l’oreille interne ou un dysfonctionnement du nerf auditif). Les signaux sonores ne sont pas bien transmis au cerveau à cause d’une défaillance de ces parties du système auditif, ce qui peut conduire à un phénomène appelé « recrutement de loudness », où les sons normalement faibles deviennent soudainement intenses et inconfortables. Le recrutement de loudness se produit lorsque la personne commence à percevoir des sons faibles comme des sons normaux, mais les sons plus forts sont perçus comme beaucoup trop intenses, voire douloureux, même s’ils ne le sont pas pour quelqu’un ayant une audition normale. En d’autres termes, il y a une exagération de la perception des sons forts par rapport aux sons plus faibles.

    LES FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX

    Autre cause de l’hyperacousie, c’est l’environnement du ou de la patient·e. En effet, certaines professions sont bien plus exposées aux bruits qui peuvent participer au développement de ce trouble. C’est le cas, par exemple, pour les personnes dans le monde du spectacle (musicien·ne·s, ingénieur·e·s du son, technicien·e·s…) ainsi que les enseignant·e·s, les artisan·e·s (notamment dans le bâtiment) ou encore les garagistes. Les métiers les plus touchés par l’hyperacousie sont ceux liés à la musique, avec les musicien·ne·s ou les étudiant·e·s en musique. Ce qu’il faut prendre en compte, c’est l’intensité et la durée de l’exposition qui augmentent la sensibilité générale aux sons.

    Un autre facteur est également pris en compte dans cette catégorie. Toujours selon l’étude de Ren et al. (2021), l’environnement social et psychologique joue beaucoup sur le développement d’un trouble hyperacousique. Les personnes ayant une perception élevée du stress ou une moins bonne gestion de l’anxiété peuvent être plus susceptibles de développer de l’hyperacousie. Les troubles émotionnels tels que l’anxiété, la dépression ou même des traumatismes psychologiques peuvent aggraver la condition, en augmentant la sensibilité émotionnelle aux sons.

    LES FACTEURS HORMONAUX

    Et enfin, dernier facteur auquel je n’aurais pas pensé si je n’avais pas lu des articles et des études : les hormones. En effet, les changements hormonaux, particulièrement pendant la puberté, la grossesse ou la ménopause, peuvent influencer la façon dont le système auditif traite les sons. Les études montrent que les personnes avec un taux élevé d’œstrogènes, notamment pendant ces périodes, sont souvent plus sensibles à l’hyperacousie, ce qui pourrait être lié aux effets des hormones sexuelles sur les circuits neuronaux responsables de la gestion des stimuli auditifs.

    D’ailleurs, la population la plus touchée par l’hyperacousie est celle des personnes avec un taux élevé d’œstrogènes. Dans l’étude de Ren et al. (2021), sur la partie qui se concentre sur la population touchée par l’hyperacousie, il est expliqué que les hormones sexuelles féminines, comme les œstrogènes, influencent la sensibilité auditive. Ces hormones jouent un rôle dans la modulation des circuits auditifs. De plus, les personnes avec un taux élevé d’œstrogènes semblent avoir une sensibilité accrue au traitement sensoriel en général, y compris au son. Cela pourrait expliquer leur prédisposition à l’hyperacousie. Et, enfin, ces personnes sont plus susceptibles de rapporter des troubles sensoriels, y compris l’hyperacousie, en raison d’une sensibilisation accrue ou d’une meilleure conscience de leurs symptômes.

    FOCUS SUR LES ACOUPHÈNES ET AUTRES MALADIES LIÉES À L’HYPERACOUSIE

    Je ne pouvais pas parler des causes de l’hyperacousie sans évoquer les acouphènes et les autres maladies qui sont citées dans l’étude de Ren et al. (2021). 

    D’abord, il faut savoir que l’hyperacousie est souvent observée chez des personnes souffrant d’acouphènes. Les acouphènes sont des bruits perçus dans les oreilles ou la tête, sans source extérieure, souvent décrits comme des bourdonnements, des sifflements ou des tintements, qui peuvent être constants ou intermittents et affecter profondément la qualité de vie. La relation entre les deux conditions pourrait être liée à un gain auditif central élevé et à une mauvaise gestion des signaux sonores dans le cerveau.

    Je tiens également à préciser, en tant que patiente souffrant d’acouphènes, que ceux-ci peuvent se “réveiller” : c’est-dire que selon le degré de sévérité de l’acouphène (élevé, modéré ou faible), certaines personnes ne vont pas les entendre tout le temps. Par exemple, dans mon cas, j’entends mes acouphènes quand j’ai été exposée au bruit longtemps, quand je suis très fatiguée ou quand je suis stressée. Je peux aussi les entendre quand je porte des bouchons d’oreille, voire des écouteurs ou un casque dans certains cas. Étant également malade en voiture, et sensible à la pression dans les transports, mes acouphènes s’entendent généralement dans ces environnements également.

    L’étude a aussi relevé des corrélations entre l’hyperacousie et l’autisme, ainsi qu’avec le syndrome de Williams. 

    Le spectre de l’autisme affecte notamment la communication, les interactions sociales et les comportements, souvent avec des intérêts restreints et des comportements répétitifs. 

    Le syndrome de Williams est une maladie génétique rare caractérisée par des déficits cognitifs légers à modérés, des difficultés d’apprentissage, mais aussi des difficultés de sociabilité extrêmes et une hypersensibilité aux sons.

    Ces troubles neurodéveloppementaux sont souvent accompagnés d’une hypersensibilité auditive, en raison de différences dans la manière dont le cerveau filtre et répond aux sons. Mais ce ne sont pas les seuls individus qui peuvent être concernés par l’hyperacousie. En effet, les personnes souffrant du syndrome de l’X fragile ou d’hyperactivité sont également plus susceptibles d’éprouver une hypersensibilité auditive.

    LES TRAITEMENTS DE L’HYPERACOUSIE

    Aujourd’hui, il est très difficile, voire impossible, de soigner l’hyperacousie (comme il est malheureusement impossible de faire disparaître des acouphènes modérés à élevés).

    Néanmoins, des solutions sont souvent testées et des recherches sont effectuées pour pouvoir soulager les personnes hyperacousiques. La Fondation pour l’Audition évoque notamment plusieurs solutions qui peuvent être intéressantes à explorer selon les cas : 
    les bruiteurs : on pose un bruiteur (un appareil auditif) qui adoucit les sons, ce qui aide les oreilles à renouer avec leur propre sensibilité ;
    l’habituation aux sons, afin de permettre aux oreilles de s’habituer aux sons ambiants et donc les désensibiliser ;
    les suivis psychologiques et thérapies douces : il a récemment été prouvé que les TCC (Thérapies Comportementales et Cognitives) peuvent améliorer les conditions de vie des hyperacousiques et même réduire l’impact des acouphènes faibles à modérés.

    Bien entendu, quelques bonnes pratiques sont à adopter pour préserver notre audition et, surtout, éviter d’aggraver les symptômes hyperacousiques :
    → protéger ses oreilles dans les lieux bruyants, avec des bouchons (il en existe notamment en silicone, réutilisables et durables) ou un casque ;
    → investir dans un casque ou des écouteurs à réduction de bruit ;
    → s’éloigner des sources bruyantes et agressives dès que possible (les enceintes, notamment) ;
    → nettoyer correctement ses oreilles : et oui, le coton-tige peut aussi faire partie des objets qui abîment votre oreille, sans compter que les bouchons de cire peuvent provoquer des acouphènes, voire de l’hyperacousie si l’acouphène s’est aggravé.

    L’HYPERACOUSIE DANS LA FICTION

    Lors de mes recherches pour cet article, je me suis rendu compte que les troubles auditifs étaient abordés aussi dans la fiction. Voici une liste non exhaustive d’œuvres qui parlent des troubles auditifs (acouphènes, hyperacousie, voire misophonie).

    • Sound of Metal (2019) – Réalisé par Darius Marder (film)

    Ce film raconte l’histoire d’un batteur de métal, Ruben, qui perd progressivement son audition, ce qui le conduit à faire face à des défis liés à la perte auditive et aux acouphènes. Bien que le film se concentre davantage sur la perte auditive, il explore également la manière dont les troubles auditifs impactent la perception de soi et les relations personnelles.

    • A Quiet Place (2018) – Réalisé par John Krasinski (film)

    Ce film post-apocalyptique suit une famille qui doit vivre dans un silence total pour éviter des créatures extraterrestres sensibles au bruit. Bien que le film ne traite pas directement des troubles auditifs, il soulève des questions sur la perception des sons et la sensibilité auditive, en particulier à travers le personnage de la fille sourde, qui doit naviguer dans un monde où l’audition est vitale.

    • The Loudest Voice (2019) – Créée par Tom McCarthy (série)

    Bien que cette série se concentre sur l’histoire de Roger Ailes et l’ascension de Fox News, un personnage secondaire souffre de troubles auditifs, et l’impact du bruit est une thématique présente dans la série. Elle offre une perspective sur la manière dont les troubles de l’audition peuvent influencer les interactions sociales et professionnelles.

    • Pure (2019) – Créée par Lily Mai (série)

    Cette série britannique aborde la vie d’une jeune femme atteinte de troubles obsessionnels compulsifs (TOC) qui lutte avec des pensées intrusives, incluant des bruits répétitifs. Bien que la série se concentre sur les TOC, la misophonie (réaction émotionnelle excessive aux sons spécifiques) est un thème sous-jacent.

    • The Sound of a Wild Snail Eating (2008) par Elisabeth Tova Bailey (livre)

    Ce livre traite de la vie d’une femme malade qui souffre de douleurs chroniques et décrit comment elle devient obsédée par le bruit d’un escargot mangeant, une expérience liée à sa propre hypersensibilité au son. Bien qu’il ne parle pas directement d’hyperacousie ou de misophonie, il explore les perceptions sensorielles et la manière dont le son peut devenir envahissant.

    • The Silent World of Nicholas Quinn (1990) par Colin Dexter (livre)

    Ce roman de la série Inspector Morse présente un personnage, Nicholas Quinn, qui souffre de surdité et d’acouphènes, et montre comment ces troubles auditifs affectent ses interactions sociales et sa perception du monde.

    QUELQUES TÉMOIGNAGES DE CÉLÉBRITÉ

    Dans le monde de la musique, certain·e·s musicien·ne·s ont parlé de leur rapport aux acouphènes. C’est le cas notamment de Neil Young ou de Chris Martin (Coldplay) qui ont déjà abordé ce sujet dans des interviews.

    Chris Martin a expliqué qu’il souffrait de tinnitus depuis environ 10 ans : « Prendre soin de ses oreilles est malheureusement quelque chose auquel on ne pense pas avant qu’il n’y ait un problème. J’aurais aimé y avoir pensé plus tôt. » Il a ajouté que, grâce à des mesures de protection auditive, son état ne s’est pas aggravé, mais il regrette de ne pas avoir pris soin de ses oreilles plus tôt​.

    Quant à Neil Young, il a partagé son expérience, indiquant que son tinnitus a commencé après l’enregistrement du live album Weld en 1991 : « J’ai encore un peu d’acouphènes, mais heureusement, je ne suis plus aussi sensible aux bruits forts qu’à l’époque, durant l’année qui a suivi le mixage de Weld. » Ce phénomène l’a conduit à créer des morceaux plus doux comme Harvest Moon pour éviter l’exposition à des sons forts.

    L’hyperacousie est un trouble auditif de plus en plus répandu qui, dans certains cas, peut mener à la misophonie et isoler læ patient·e. Souvent causée par un environnement bruyant, et notamment le développement d’acouphènes, l’hyperacousie est un handicap avec lequel il peut parfois être difficile de vivre. Cependant, des solutions et des recherches sont faites pour améliorer le quotidien des personnes atteintes et des artistes, du monde de la musique par exemple, ouvrent la parole pour sensibiliser aux dangers de l’exposition au bruit.

    LES SOURCES :

    ✺ « L’hyperacousie », le 19 novembre 2024 [En ligne] L’hyperacousie | fondationpourlaudition.org [Consulté le 05 décembre 2024]
    ✺ « Qu’est-ce que l’hyperacousie ? » [En ligne] Qu’est-ce que l’hyperacousie ? | audika.fr [Consulté le 05 décembre 2024]
    ✺ « Évaluation de l’hyperacousie » [En ligne] Évaluation de l’hyperacousie | polycliniquedeloreille.com [Consulté le 05 décembre 2024]
    ✺ « Qu’est-ce que l’hyperacousie ? » [En ligne] Qu’est-ce que l’hyperacousie ? | amplifon.com [Consulté le 05 décembre 2024]
    ✺ « Hyperacousie : Quand tout est trop fort » [En ligne] Hyperacousie : Quand tout est trop fort | esantementale.ca [Consulté le 05 décembre 2024]
    ✺ « Acouphènes et hyperacousie, fléaux du 21e siècle », le 07 juin 2023 [En ligne] Acouphènes et hyperacousie, fléaux du 21e siècle | sante-pratique-paris.fr [Consulté le 05 décembre 2024]
    ✺ Marina Carrère d’Encausse, « Audition : où en est-on des traitements des acouphènes et des hyperacousies ? », le 04 avril 2023 [En ligne] Audition : où en est-on des traitements des acouphènes et des hyperacousies ? | frm.org [Consulté le 05 décembre 2024]
    ✺ « Celebrities Speak Up » [En ligne] Celebrities Speak Up | hearinghealthfoundation.org [Consulté le 05 décembre 2024]

    Cet article est basé sur l’étude suivante : Ren, J., Xu, T., Xiang, T., Pu, J., Liu, L., Xiao, Y., & Lai, D. (2021). Prevalence of hyperacusis in the general and special populations: A scoping review. Frontiers in Neurology, 12, Article 706555. Une étude en anglais, très complète, qui visait à évaluer la prévalence de l’hyperacousie dans la population générale et dans les groupes spécifiques (occupations particulières, maladies associées) et à identifier les impacts des différences démographiques et des maladies sur cette prévalence. La traduction des citations tirées de cette étude a été réalisée avec l’aide de Chat GPT.

    Une réponse à « L’HYPERACOUSIE »

    1. Je souffre d’hyperacousie à cause d’une thérapie sonore où l’on m’a exposé au bruit blanc de façon graduée. Puis comme ça a aggravé au lieu d’améliorer, on a essayé avec des sons de la nature. Même résultat, ça a aggravé. Depuis le moindre bruit aggrave mon hyperacousie.

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